vendredi 25 mai 2018

Journaliste un accompagnateur ou un gardien des principes de l’Etat de droit ?

 Une dizaine des journalistes de Goma, Ituri et de Bukavu sont en atelier sur le rôle des médias dans l’Etat de Droit.
Organisé par l'Association Congolaise pour l'Accès à la justice ACAAJ en partenariat avec l'Inter News, cette activité vise la création d’un réseau des journalistes et activistes de la société civile pour la production des informations d’investigations en république démocratique du Congo. 
 Maitre George Kapiamba président de l'ACAAJ a brossé en linaire le rôle des médias dans l’Etat de droit en rappelant certains principes de journalisme. Les orateurs ont d'abord conceptualisé l'état de droit qui est une référence indéniable de la Démocratie ici on retient que l'Etat de droit est un binôme de la Démocratie qui tous prône la liberté humaine, la dignité et la sacralisation de l'homme. Lorsque tous ces ingrédients sont réunis, ici l'on parle de l’Etat de Droit. 

Notons en passant que le journaliste n'est pas un simple spectateur, les médias ont un grand rôle à jouer pour un changement. Pour y arriver il est invité aux journalistes de se spécialiser sur les questions de droit de l'homme et d'autres domaines. En étant outillé un journaliste mieux informer informe mieux en choisissant des sujets pertinents, ces informations poussent les dirigeants de rendre compte aux peuples. Ici l'Etat de droit peut prospérer, mais sans médias capable de dénoncer avec les principes professionnels c'est-à-dire dénoncé sans choquer, montré sans nuire, informer sans décourager. Les deux intervenants ont brossé le rôle, le contexte dans lequel les médias de la République Démocratique du Congo  se trouvent, précise Monsieur Karim de l'Inter News.  
Les intervenants invitent ainsi les journalistes de se fier aux faits. Comme les journalistes sont des gardiens de la démocratie ils invitent à cet effet aux journalistes de bien analyser, de bien recouper les sources d’informations pour mieux donner une situation globale du problème. Un débat et jeu des questions à amorcer le début de l'après-midi avec un 

mardi 22 mai 2018

Le Lieutenant Général Elias Rodrigues Martin Remplace Derrick Mgwebi à la tête de la Force de la Monusco.


C'est à 12 heures locales de ce lundi 21 mai 2018 que l'avion qui transportait le Lieutenant Général Elias Rodrigues Martin Filho le nouveau Commandant de la force Monusco a foulé le sol de Goma.
 A sa descente d'avion il a reçu les honneurs des contingents de différentes nationalités déployé pour le maintien de la paix en République Démocratique du Congo.

 Après les honneurs il s'est adressé à la presse de Goma 
 Le Lieutenant Général Elias Rodrigues Martins Filho en honneur
  Le Lieutenant Général Elias Rodrigues Martins Filho devant la presse

« mon objectif principal sera d'améliorer la protection des civiles contre les groupes armé et l'action de la stabilisation pour mettre en œuvre le cadre de coopération pour la paix en République Démocratique du Congo et de la Région c'est ça la priorité de la résolution des Nations Unies », pour y arriver il compte le concours de tout le congolais et particulièrement de la presse de lui porter la main forte pour réussir sa mission.




 Le nouveau patron de la force Morc Monusco passe la troupe en revue

samedi 28 avril 2018

Ellen Johnson Sirleaf accepte le Prix Ibrahim de la bonne gouvernance en Afrique


L' ancien président parle de fierté, après des décennies de conflit, le pouvoir au Libéria repose maintenant entre la main de son peuple, fondée sur la règle de droit et les institutions soutenues par la population 
Kigali, le 28 Avril, 2018 - Ellen Johnson Sirleaf, l'ancien président du Libéria, a remporté hier soir le Prix Ibrahim 2017 pour bonne gouvernance en Afrique lors d' une cérémonie de leadership spécial à Kigali, au Rwanda.


Prenant la parole aux invités du Rwanda et dans le monde, la présidente Sirleaf a dit:. « Je suis honoré d'être le récipiendaire de cette année du Prix Ibrahim pour le leadership africain que je reçois cette distinction au nom des nombreuses femmes et les hommes qui ont aidé à naviguer la complexité profondes du pays post-conflit qui est Libéria. Comme la première femme à recevoir ce prix, je espère que les femmes et les filles en Afrique seront inspirés de briser les barrières, et repousser les frontières des possibilités de la vie. »

Le Prix Ibrahim reconnaît et célèbre l' excellence en matière de leadership africain. Il est de 5 millions $ payé plus de 10 prix ans, et 200 000 $ US par année pour la vie par la suite.
Présenter le prix au Président Sirleaf, Salim Ahmed Salim, Président du Comité du prix indépendant, a déclaré: « Madame Sirleaf incarne le type de modèle le Prix vise à honorer. Il reconnaît pas de bons dirigeants - dont l' Afrique a beaucoup - mais les chiffres vraiment exceptionnels, qui, par leur nature, sont rares. Nous recherchons des leaders qui quittent leur pays dans un état beaucoup mieux que quand ils ont pris leurs fonctions, qui ont renforcé la confiance de leurs concitoyens dans l' état et le leadership, et qui ont bâti un solide héritage
 « .Faisant l' éloge Président Sirleaf, SE Alassane Ouattara, Président de la Côte d'Ivoire, a déclaré: « Sa contribution s'étend bien au - delà du Libéria. Les habitants de la Côte d'Ivoire, par exemple, ne seront jamais assez redevables à elle. Au cours de la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, le Président Sirleaf était une voix constante de modération, recevant des centaines de milliers d'Ivoiriens au Libéria, et en essayant toujours de trouver des solutions durables et pacifiques « .
Mo Ibrahim, fondateur de la Fondation Mo Ibrahim, a déclaré: « Il est merveilleux d'avoir un gagnant cette année, et il est aussi merveilleux que le gagnant est - elle. Comment convient que le Président Sirleaf est honoré ici au Rwanda, comme personne ne l' a fait plus pour les femmes, et la question du genre, que le Rwanda


SE Paul Kagame, Président du Rwanda, a déclaré: « Le leadership est à la fois un privilège et un devoir. Il se mesure en termes de résultats concrets que les citoyens puissent se sentir dans leur vie de tous les jours, ainsi que le niveau de confiance qu'ils ont dans les institutions publiques. Au cours de notre temps dans le bureau , nous devons travailler aussi dur que nous pouvons faire les bonnes choses pour l'avenir de notre peuple
La cérémonie de leadership est au cœur de la 2018 Week - end Ibrahim de la gouvernance, l'événement phare de la Fondation Mo Ibrahim qui a lieu dans un autre pays d' Afrique chaque année.

Aujourd'hui, le Forum Ibrahim rassemblera des experts de toute l' Afrique et du monde pour discuter de « la fonction publique en Afrique » - sa relation avec la bonne gouvernance et un leadership efficace, ses nouveaux défis et les lacunes actuelles, et les voies et moyens de renforcer et faire attrayant pour la prochaine génération.
Les jeunes représentants venus du continent ont également discuté du sujet dans une prochaine génération forum spécialement organisé.



lundi 19 mars 2018

27 MILLIONS DE DOLLARS CANADIENS AU PROFIT DES PETITS PRODUCTEURS AGRICOLES ET DES ECOLIERS DE RUTSHURU SOUTENUS PAR UNE LARGE CONTRIBUTION DU CANADA

Afin d’appuyer les producteurs agricoles et l’alimentation scolaire dans le territoire de Rutshuru dans la province du Nord Kivu, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le Programme des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont bénéficié d’une contribution de 27 millions de dollars canadiens de la part gouvernement du Canada. Cette contribution va permettre au PAM et à la FAO de soutenir, pendant cinq ans, les paysans dans les domaines de la production durable, la transformation, le stockage et la commercialisation de produits agricoles. Cette contribution assurera également l’approvisionnement de 43 écoles en vivres produits localement. L’intervention du Canada cible au total 12.500 ménages de petits producteurs agricoles (environ 81.000 personnes) et 27.000 écoliers via deux programmes complémentaires.
Des écoliers pendant la collation dans une école primaire de Masisi photo d'archive  
Le premier de ces programmes développé conjointement par le PAM et la FAO est appelé « Achat pour le Progrès », connu également sous son acronyme anglais « Purchase for Progress (P4P) ».  Financé à hauteur de 15 millions de dollars canadien ce programme qui intègre des aspects productifs, sociaux et financiers, a pour objectif d’améliorer la production de denrées telles que le maïs, le haricot et le soja aussi bien en quantité qu’en qualité. Les activités des « Champs Ecoles Paysans » planifiées permettront aux producteurs d’apprendre de manière participative les bonnes pratiques agricoles pour améliorer le rendement de leur investissement.
Des cultures maraîchères seront aussi promues pour faciliter la diversification de la diète, ainsi que le petit élevage (cobayes) afin d’assurer un accès aux protéines animales et de renforcer la nutrition des femmes vulnérables et des enfants malnutris. Ce programme vise également à réduire les pertes post récolte et à faciliter l’accès des petits producteurs aux marchés. Au niveau social, près de 2.500 femmes seront également appuyées à travers un programme d’alphabétisation fonctionnelle afin de renforcer le leadership féminin. Les femmes ayant suivi cette formation avec succès bénéficieront aussi d’un appui financier pour démarrer des activités génératrices de revenus (AGR) comme le petit commerce, la boulangerie, la restauration, etc.

La promotion de la culture d’épargne et les systèmes de crédit des communautés (AVEC), en particulier des groupes de femmes, contribueront également à leur autonomisation socio-économique et à l’égalité des sexes. Ce projet va également permettre de créer des actifs tels que des magasins de stockage, des hangars de marchés et des unités de transformation en faveur des organisations paysannes. L’objectif poursuivi est d’améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les communautés bénéficiaires et de renforcer leur résilience.

Le second programme soutenu par le gouvernement du Canada à hauteur de 12 millions de dollars canadiens est appelé « alimentation scolaire basée sur la production locale ». Il repose sur la production agricole à Rutshuru stimulée par le programme « P4P ». Il crée une passerelle économique pour les petits agriculteurs locaux en leur assurant des débouchées pour leur production dans 43 écoles. A travers ce programme qui a été lancé fin 2017, les Organisations Paysannes qui participent à l’initiative ont signé des contrats pour livrer collectivement 90 tonnes de farine de maïs et 24 tonnes de haricot par mois dans les écoles appuyées par le PAM. Cela assure aux paysans un marché stable durant toute l’année scolaire.

Alimentation scolaire basée sur la production locale 

« Les deux programmes évoqués ci-dessus fonctionnent en complémentarité et présentent de ce fait un potentiel important car ils vont permettre de soutenir l’économie locale en stimulant les marchés locaux, tout en assurant à leurs enfants de bons scores nutritionnels et scolaires »explique Claude Jibidar, Directeur Pays et Représentant du PAM en RDC. 

Notons que,  Le PAM est la plus grande agence humanitaire qui lutte contre la faim dans le monde en apportant une assistance alimentaire dans les situations d'urgence et en travaillant avec les communautés pour améliorer leur état nutritionnel et renforcer leur résilience. Chaque année, le PAM apporte une assistance à quelque 80 millions de personnes dans près de 80 pays.


Le mandat de la FAO consiste à améliorer les niveaux de nutrition, la productivité agricole, la qualité de vie des populations rurales et à contribuer à l’essor de l’économie mondiale. En Afrique sub-saharienne, la FAO a mis en œuvre une approche d’appui communautaire qui vise à fournir des appuis multisectoriels et intégrés dans le domaine technique, financier et social aux communautés afin de leur permettre de se relever par elles-mêmes et de mieux rebâtir leurs activités socio-économiques.